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ÉPISODE N°1

La Conserverie

- Transformer une ancienne fabrique de pâtes de fruits en un lieu propice à son rêve de vacances, c'est le défi que s'est lancé Frédérique. Un havre de paix empreint de "modernisme à l'état brut" et d'authenticité si cher à sa propriétaire qu'elle propose également à la location. -

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LA CONSERVERIE

11 chemin des Vivandes
261100 Nyons.
@laconserveriedenyons
à partir de 95€ la nuit

Après des mois à vivre dans l'incertitude et l'attente, ce printemps devrait être le théâtre d'une émulation nouvelle. L'enthousiasme qui s'exprime ici et là nous habite depuis toujours et ne nous a jamais vraiment quitté même lorsque tout nous semblait encore impossible et lointain. Cet enthousiasme nous l'avions déjà ressenti au printemps dernier en sillonnant les petites routes de France et en découvrant en Provence un lieu insolite chargé d'histoires où objets chinés et créations singulières cohabitent dans un équilibre parfait entre passé et avenir, où les matières révèlent leur beauté à l'état brut, soudainement baignées de soleil. 

Nature Morte, 2021 ©Michaël Moreau

Située à une quarantaine de kilomètres à l'est de la vallée du Rhône, le village de Nyons est sillonné de montagnes et de cours d'eau. Un village tranquille nichée dans un écrin de verdure protégé du vacarme des villes. Après avoir traversé le pont roman, on descend vers la rivière et l'on se laisse guider par l'odeur aromatique de la lavande qui flotte dans l'air provenant tout droit de la distillerie située à quelques pas de là. Hors des sentiers battus, cet écrin de nature sauvage abrite la Conserverie.

Cette terre entourée de collines piquées d'herbes aromatiques, de lavandes et d'oliviers, de places de villages, de boutiques aux façades d'autrefois, de librairies et d'un cinéma de poche, de cafés et de bistrots où les habitués de toujours côtoient les touristes de passage, où l'on discute de tout, où l'on rit d'un rien et où l'on refait le monde à l'ombre des platanes est une terre accueillante pour les voyageurs qui souhaitent renouer avec la nature, en quête de liberté, de convivialité et d'authenticité.

En visitant une ancienne fabrique où l'on produisait autrefois des pâtes de fruits et des confitures, Frédérique, styliste photo, souhaitait avant tout acquérir une maison de campagne pour s'évader le week-end et pour y nicher son rêve de vacances, un lieu ouvert sur l'extérieur, une sorte de "conserverie de souvenirs", un lieu où elle pourrait inviter ses amis mais aussi en faire profiter à d'autres le temps d'une nuit, d'un week-end, ou d'un séjour en famille.

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Frédérique a ici tout refait. Tout repensé. Tout rénové. En termes d'architecture, il s'agit là d'un véritable loft "de poche" qui a vu les choses en grand. Privilégiant de grandes baies vitrées et une hauteur sous plafond importante pour donner un sentiment d'espace comme on en voit souvent dans les ateliers d'artistes, le lieu s'ouvre sur l'extérieur et propose un jardin entre ombre et lumière. Métamorphosée en un véritable cocon au charme brut, l'été y reflète dès le petit matin ses rayons du soleil qui viennent caresser le sol et y faire danser sur les murs patinés les ombres des branches. Un modernisme qui mêle matériaux précieux et anciens, objets chinés et créations contemporaines pour donner l'impression que tout ce qui s'y trouve y serait là, au même endroit, depuis toujours. La mémoire de lieu semble avoir été conservée par le temps tout autant que son histoire. L'intérieur épuré et chaleureux abrite ainsi quelques vieux meubles, fleurs séchées, livres de poche, décoration artisanale et objets d'art que Frédérique réalise elle-même. Car Frédérique est aussi une artiste. Elle pense le monde, le façonne, le réinvente et le recycle à partir de papiers mâchés modelés à la main pour donner vie à des oeuvres naturellement durables, des créations uniques qui trônent ici et là comme des objets du quotidien tout en nous rappelant la beauté et la fragilité du monde.

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C'est donc ici, vers 16h, quand le soleil est haut et chaud dans le ciel que notre périple prend fin ou plutôt débute. Ici tout commençait, tout semblait encore possible. Une fois nos valises posées, en fin de journée, en sortant du jardin, nous empruntons un étroit et secret chemin qui nous rappelle ceux que l'on empruntait jadis lorsque nous étions enfants, ces chemins d'école buissonnière qui mène vers une liberté enfin retrouvée. Tout en nous faufilant entre les buissons et en crapahutant entre les herbes hautes, on découvre un paysage absolument splendide. La journée, on vient ici pour se baigner dans le ruisseau infusé d'un bleu ciel éclatant. Nous y rencontrons même ce jour-là des promeneurs qui viennent à peine d'installer leur campement pour la nuit. Le bois crépite et viendra bientôt réchauffer la nuit pour ces marcheurs aux semelles de vent qui désormais se prélassent sur la rive. Le temps semble invincible, l'été semble éternel. Au loin, de jeunes gens grimpent sur des rochers pour se jeter à l'eau. Une jeunesse intrépide, celui de l'innocence et du temps suspendu. Après s'être rafraîchit, on file dans le village et on s'enfonce dans les ruelles pour découvrir des producteurs de miel et de vinaigre, y acheter des salades et des tomates du marché, des citrons pour faire de la citronnade, des olives noires, du vin rouge de pays, du pain et du fromage, sans oublier de la charcuterie que l'on dégustera ce soir là lors d'un dîner à n'en plus finir sous l'ombrière de la terrasse provenant directement de la Scourtinerie à quelques minutes à pied de la Conserverie. Le lendemain, c'est décidé, on ira visiter cette bâtisse provençale aux lourds volets entre-ouverts découvrant des machines centenaires dans un vacarme joyeux, un boucan mélodieux aux airs métalliques, le tout orchestré par une petite femme aux bras d'acier, Frédérique (une autre Frédérique, décidément, elles ont du talent) maniant l'aiguille comme une chef d'orchestre et sa fille Sophie, accompagnées de quelques ouvrières, garantes d'un savoir-faire ancestral transmis depuis cinq générations. Ici, on découvrira avec étonnement des scourtins en fibre de coco, nom que l'on donnait autrefois aux filtres pour le pressage de l'huile d'olive. Aujourd'hui détourné de son usage premier, ayant survécu aux temps, à la faillite et aux intempéries, "dépoussiéré" et mis en lumière par Jacques Tati dans le film "Mon oncle", le vieux scourtin recyclé en paillasson posé sur le perron de la Villa Arpel principal décor du film, deviendra un véritable objet de décoration qui traversera le temps et les époques.

En cette fin de journée, le soleil finira lui aussi par disparaître derrière la montagne. On profite de chaque instant, après un bain de soleil dans le jardin, on s'installe sur la terrasse où de petits cailloux et des galets ont été déposés à même le sol, sur lesquels on peut y lire quelques mots manuscrits invitant chaque voyageur à prendre soin du jardin, à arroser les plantes et les fleurs et à s'aimer le temps d'une nuit à la belle étoile sous la lueur de la lune, dans le bruit de l'eau qui coule en contrebas.

 

Ici, dans ce lieu insolite au bout du chemin qui mène nulle part, le temps viendra aussi bientôt à manquer. Il nous faudra reprendre la route. Ce sera bientôt la rentrée, et puis viendra l'automne, la pluie et les feuilles mortes. En attendant, on profite de chaque instant et on laisse couler le temps, ceux des beaux jours qui filent. On se laisse bercer par la belle saison et par le chant des cigales. Mais, ce qui est sûr, c'est qu'ici, peut-être même ici mieux qu'ailleurs on redécouvre le bonheur, on réalise nos rêves les plus précieux, ceux des vacances d'antan.

 

Ici, c'est certain, on renoue avec le temps perdu qui a conservé en lui le goût des choses simples et le sentiment de l'apaisement. Ici, c'est la promesse d'un souvenir lointain, celui de l'enfant que l'on était et qui s'émerveillait de tout, ici on profitera d'un rien, on remplira nos poches de cailloux, on cueillera des fleurs et on ramassera du bois flotté pour en faire des trophées et des oeuvres éphémères qu'on déposera dans des vases où sur l'eau pour les laisser rejoindre la mer, on fera de ces petites choses inutiles de grands moments inoubliables et au lieu de le laisser filer le temps, on prendra enfin le temps de vivre.

LA CONSERVERIE

11 chemin des Vivandes
261100 Nyons.
@laconserveriedenyons
à partir de 95€ la nuit

 

//Le Lieu

La Conserverie est un gîte à louer pour les vacances, situé dans la vieille ville de Nyons.

Au coeur de la Drôme Provençale et des Baronnies, entre les Alpes et la Méditerranée, Nyons est reconnue pour son climat doux, son ensoleillement exceptionnel à l'abri du Mistral.

La Conserverie est l'ancien atelier des Produits du Dauphinée et de Provence (Aux PDP), ancienne usine de confitures située dans le quartier de la Maladrerie.

Ce rez-de-jardin, qui a gardé le charme d'un atelier, est idéalement situé au pied du Pont Roman , des rues piétonnes, de tous ces commerces et animations. 
 

//Description

La Conserverie, d'une surface de 60 m2 peut accueillir entre 2 et 5 personnes . Elle profite d'une terrasse et jardin de 250 m2 avec vue panoramique sur la montagne ( Essaillon et Garde Grosse ) au pied de la rivière l'Eygues dans laquelle vous pouvez vous baigner.

A votre disposition :

- un grand salon avec TV et internet , coin repas

- une cuisine équipée (four, lave-vaisselle, plaque induction, micro-onde, machine Nespresso, bouilloire …)

- une chambre (lit 160x200) , rangements, avec accès terrasse et vue sur la montagne,

- une petite chambre creusée dans la roche pour 2/3 personnes et rangements (1 lit 140/190 et 80 en mezzanine)

- une salle de bain avec douche (sèche-cheveux)

- un wc séparé et lave-main

- un cellier avec frigo/congélateur, aspirateur, fer et table à repasser 

- une terrasse ombragée surélevée dominant le jardin de 250 m2 avec vue sur la montagne, salon de jardin et transats.

- parking privé et sécurisé avec portail.

- linge de maison fourni.